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Des questions à l’assemblée générale de Barrick Gold

Le 29 avril dernier, plusieurs interventions concernant les responsabilités sociales et environnementales de l’entreprise sont venues ponctuer l’assemblée des actionnaires de Barrick Gold à Toronto. Deux membres du RRSE étaient présents et ont demandé des explications quant aux risques associés au projet Pascua-Lama.

Selon les analyses du RRSE, le projet Pascua-Lama représente des risques significatifs de contamination et d’épuisement des réserves d’eau douce de la région de Pascua-Lama. La première question demandait à Barrick Gold de produire un rapport annuel d’experts indépendants sur tous les aspects relatifs au droit à l’eau des habitants affectés par le projet de Pascua-Lama.

Dans cette veine, des membres du RRSE appuyés par Boston Common Asset Management avaient soumis à l’entreprise une proposition d’actionnaire pour la mise en place d’un comité d’expert sur la question. Or, la direction de Barrick Gold a décidé de ne pas présenter la proposition en raison de technicalités juridiques. La seconde question s’adressait au président du comité des nominations et de la gouvernance de l’entreprise, M. Marshall A. Cohen : «Est-ce une bonne pratique de gouvernance de ne pas reconnaître le droit de proposition des actionnaires en omettant de les présenter à leurs pairs »?

Les réponses du nouveau PDG de l’entreprise, M. Aaron Regent, ont été évasives. Mentionnant, d’une part, que le projet de Pascua Lama correspondait aux normes et exigences chiliennes, il a, d’autre part, dit ignorer les détails du processus de proposition d’actionnaire. La seule note positive fut qu’il encouragea les actionnaires, membres du RRSE, à la soumettre à la prochaine assemblée générale.

De plus, une représentante de la Société Fonds éthique était sur place afin de proposer aux actionnaires la mise sur pied d’un comité d’experts indépendants afin d’évaluer l’application des politiques de l’entreprise en matière de relations avec les communautés.

Par ailleurs, des représentants de communautés autochtones du Chili et de la Papouasie Nouvelle-Guinée étaient sur place pour exprimer leur mécontentement. Sergio Campusa, représentant élu des Diaguita Huascoaltinos, a prononcé une allocution dénonçant notamment le fait que Barrick Gold n’aurait pas consulté sa communauté dans le processus de mise en œuvre du projet Pascua-Lama.

Plus incisif, Jethro Tulin dénonça avec véhémence de nombreuses atteintes aux droits fondamentaux de la personne qui auraient lieu aux abords du projet minier de Poregua en Papouasie Nouvelle-Guinée. Il ne manqua pas de rappeler le désinvestissement du régime de retraite de Norvège en raison des dommages environnementaux sérieux et irrémédiables causés par la compagnie.

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