Selon l’Unicef, plusieurs études démontreraient une croissance significative de l’exploitation sexuelle de mineurs depuis les dix dernières années. Il s’agit là d’un constat accablant devant lequel le RRSE ne peut rester indifférent. Plus que jamais, les entreprises liées aux activités touristiques, doivent être interpellées sur la prévention du tourisme sexuel.
Le RRSE croit que les transporteurs aériens sont à même d’intervenir afin d’informer leurs passagers sur l’existence de cette
problématique, sur ses impacts ainsi que sur les risques légaux encourus. En ce sens, les entreprises aériennes telles que Transat, Air Canada et Westjet devraient contribuer plus significativement à la prévention de l'exploitation sexuelle des enfants et devraient sérieusement examiner la possibilité d'adhérer à l'initiative internationale « the code » (www.thecode.org)
mise en place avec le soutien de l'ECPAT (End Child Prostitution, Child Pronography And Trafficking of children for sexual purpose). La mise en place de ce code de conduite, appuyé par de nombreux organismes internationaux, nous paraît la manière la plus crédible pour les transporteurs canadiens d’agir dans ce domaine.
Ce code de conduite comprend six volets :
Parmi les informations à transmettre aux voyageurs mentionnons que la loi canadienne prévoie qu'il est illégal d'avoir des relations sexuelles avec des enfants, et ce, tant au Canada qu'à l'étranger.