Mesurer l’empreinte carbone

Plus de quarante personnes se sont rassemblées dans la grande salle du généralat des Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame pour une formation donnée par monsieur Stéphane Villemain du groupe EY et aussi par François Meloche de Bâtirente. Bâtirente a été l’un des premiers signataires de l’Engagement de Montréal sur le carbone. Celui a donc expliqué comment ce groupe assume sa signature en donnant l’exemple avec les actions canadiennes. Pour sa part, Stéphane Villemain a tout d’abord expliqué le contexte des risques climatiques, a décrit ce qu’est l’empreinte carbone et comment la mesurer.  Il a aussi évoqué les défis associés à la mesure de l’empreinte carbone et nommé trois indicateurs complémentaires pour affiner l’évaluation des risques en matière d’investissements responsables : l’empreinte carbone, les indicateurs sectoriels, et les notes ESG. Le comité énergie du RRSE était bien présent à la rencontre et saura élaborer des pistes d’action pour les membres du RRSE. La conviction de François Meloche et la compétence de Stéphane Villemain ont donné à cette rencontre une ambiance dynamique tournée vers l’avenir. En plus des membres du RRSE, on pouvait compter des directeurs ou directrices des finances de communautés religieuses ainsi que des gestionnaires de portefeuille.

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 Questionnaire à l’intention des gestionnaires de portefeuille pour les membres du RRSE

Au début de décembre 2014,  le comité énergie du RRSE a organisé des temps de formation et de sensibilisation sur l’enjeu des changements climatiques et l’investissement responsable. Plus d’une cinquantaine de personnes ont participé à l’événement. Chaque personne invitée avait un power point et les membres du RRSE peuvent les obtenir en en faisant la demande. Dans le but de faire un pas de plus, voici quelques questions que les membres du RRSE pourraient poser à leur gestionnaire de portefeuille.

Mon gestionnaire et l’enjeu des changements climatiques

1) Quels sont les principaux risques associés aux changements climatiques?

2) De quelle manière intégrez-vous les risques relatifs aux changements climatiques au sein de votre stratégie de placement?

3) Disposez-vous de données sur la production de gaz à effets de serre des entreprises au sein desquels nous investissons?

4) Recourrez-vous à des fournisseurs de services à capables de fournir des mesures sur la production de gaz à effet de serre des entreprises au sein de nos portefeuilles? Pouvez-vous le faire si nous vous le demandons?

5) Disposez-vous d’une stratégie pour mesurer l’impact carbone de vos portefeuilles?

 

 

340 investisseurs font appel aux États pour prendre des mesures urgentes sur les changements climatiques

Le 18 septembre dernier, 340 investisseurs institutionnels des États-Unis, d’Europe, d’Asie et d’Australie et un grand nombre de signataires des PRI ont signé une déclaration commune demandant aux États de prendre des mesures urgentes sur les changements climatiques. La déclaration reconnait le rôle des investisseurs dans le financement de l’énergie propre, trace les grandes lignes des mesures qu’ils envisagent prendre et demande aux États d’appuyer les investisseurs plutôt que de les limiter dans les investissements pour l’énergie propre. Plusieurs communautés religieuses des États-Unis ont signé cette déclaration.

Déclaration d’investisseurs canadiens sur la politique en matière de changement climatique

Le RRSE estime que les changements climatiques constituent un des plus sérieux dangers qui menacent la planète et l’économie mondiale. Les changements climatiques présentent également d’importants risques financiers pour les investisseurs, et plus particulièrement pour les investisseurs institutionnels qui doivent générer des rendements financiers jusque dans un avenir éloigné.

Les investisseurs doivent composer avec un vaste éventail de risques liés aux changements climatiques. Les pertes financières occasionnées par les phénomènes météorologiques extrêmes ainsi que le risque que des actifs pourraient être rendus inutilisables par des contraintes futures liées au carbone en sont deux exemples. Si nous continuons à retarder notre action au Canada et à l’échelle mondiale pour une politique sur le climat, nous serons davantage exposées aux conséquences associées aux changements climatiques, dont les coûts pour les investisseurs au cours des prochaines décennies sont estimés à des billions de dollars.1

Les investisseurs et les décideurs canadiens font face à des défis de taille pour tenter de combattre les changements climatiques. Notre pays est immense, sa densité́ démographique est faible et son climat est extrême. Notre économie est largement tributaire des industries du secteur primaire et nous sommes un important producteur et exportateur de pétrole. Toutefois, nos ressources abondantes nous confèrent une responsabilité unique. La région boréale et les forêts pluviales tempérées du Canada sont parmi les plus grandes forêts encore intactes de la planète et comptent parmi ses plus importants puits de carbone.

Nous croyons que les investisseurs peuvent et doivent jouer un rôle important en relevant les défis des changements climatiques au moyen de leurs décisions de placement et de leur dialogue avec les entreprises. Cependant, les politiques et la réglementation au Canada traitent généralement les émissions de carbone comme une externalité négative qui n’a pas de coût. Les marchés ne fournissent donc pas des incitatifs adéquats pour orienter l’investissement vers des activités à intensité moins élevée en carbone, même si cette réorientation serait dans les meilleurs intérêts à long terme des investisseurs et de l’ensemble de l’économie.

À titre d’investisseurs préoccupés par les rendements financiers à long terme ainsi que par la stabilité et la prévisibilité des marches financiers, nous formulons les recommandations politiques suivantes au gouvernement fédéral et aux gouvernements provinciaux afin d’encourager la transition vers une économie à faibles émissions en carbone.

1 Climate Change Scenarios – Implications for Strategic Asset Allocation. Mercer LLC. 2011. (Traduction libre : Scénarios de changements climatiques : conséquences pour la répartition stratégique de l’actif.)
 

1. Établir des cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre clairement définies et bien conçues.

2. Mettre en œuvre un mécanisme efficace de détermination du prix du carbone.

3. Mettre en œuvre une stratégie climatique clairement articulée et complète.

La stratégie climatique devrait :

4. Prendre en compte dans le processus décisionnel du gouvernement les considérations relatives aux risques climatiques.

5. Créer un environnement propice aux investissements respectueux du climat.

6. Démontrer le leadership du Canada à l’égard des politiques climatiques.

 

Mesurer l’empreinte carbone

 

Plus de quarante personnes se sont rassemblées dans la grande salle du généralat des Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame pour une formation donnée par monsieur Stéphane Villemain du groupe EY et aussi par François Meloche de Bâtirente. Bâtirente a été l’un des premiers signataires de l’Engagement de Montréal sur le carbone. Celui a donc expliqué comment ce groupe assume sa signature en donnant l’exemple avec les actions canadiennes. Pour sa part, Stéphane Villemain a tout d’abord expliqué le contexte des risques climatiques, a décrit ce qu’est l’empreinte carbone et comment la mesurer.  Il a aussi évoqué les défis associés à la mesure de l’empreinte carbone et nommé trois indicateurs complémentaires pour affiner l’évaluation des risques en matière d’investissements responsables : l’empreinte carbone, les indicateurs sectoriels, et les notes ESG.

Le comité énergie du RRSE était bien présent à la rencontre et saura élaborer des pistes d’action pour les membres du RRSE. La conviction de François Meloche et la compétence de Stéphane Villemain ont donné à cette rencontre une ambiance dynamique tournée vers l’avenir. En plus des membres du RRSE, on pouvait compter des directeurs ou directrices des finances de communautés religieuses ainsi que des gestionnaires de portefeuille